Expériences et savoir faire

en Eau Froide

 

Nos membres vous proposent de partager leurs expériences et astuces divers.

 

Sommaires :

1.) Nettoyage naturel d'un petit bassin  -  par L. Munsch

2.) Petit bassin avec une eau cristalline -  par L. Munsch

3.) Protégez vos plantations du fuissage des koïs  -  par JP Baumgarten


- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 

1.) Nettoyage naturel d'un petit bassin

Par L. MUNSCH

Coté gauche une tentative de nettoyage manuel peu concluante.
A droite la paroi brute recouverte d’algues.

 Après l’introduction de têtards de crapaud commun, il a fallu moins de 15 jours pour récupérer sans effort les parois.

Si vous possédez un petit bassin de type récupérateur d’eau, les parois sont parfois de couleur claire.

Il n’est alors pas toujours très beau de les voir recouvertes d’algues pourtant impossibles à éviter avec la belle saison.

 

Une astuce toute simple et naturelle, consiste à bénéficier de l’aide de têtards ! Ils sont d’une efficacité remarquable et en très peu de temps vont parfaitement nettoyer les moindres recoins. Par la suite un grand nombre servira également de nourriture à vos poissons, selon la population de votre volume. Certain arriveront tous de même à une taille les protégeant et bénéficieront des aliments de vos poissons, échange de bons procédés. Si vous avez quelques plantes c’est un plus pour stabiliser votre petit volume et permettre la création d’un biotope qui aidera certains de ces têtards à atteindre le stade où ils sortiront de l’eau. Prévoyez un moyen, branche, panier flottant ou autre pour le leur permettre.


Vous participez ainsi au cycle naturel de reproduction de ces batraciens, dans ce cas, ce sont des crapauds communs, qui ont l’avantage une fois adultes de ne chanter que le jour et de façon discrète et agréable.

 

 

 

Exemple avec un récupérateur d’eau de 750 L – 120 x 85 x h 80.


- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 

2.) Petit bassin avec une eau cristalline !

Par L. MUNSCH

Vous possédez un bassin mais malgré vos efforts et votre filtration vous n’arrivez pas à avoir une eau cristalline ?

 

Il existe plusieurs façons d’y remédier, dont l’utilisation de produits. Ici je vais vous montrer la fabrication, les avantages et les inconvénients d’un petit filtre fait maison, qui piègera toutes les microparticules avec un entretien très facile. Il est idéal pour de petits volumes de quelques milliers de litres, pour un coût modique.


Ci-contre :  Malgré les 1.20 m de fond, l'eau est cristalline !

 

Ci-dessous : Ma première installation pour filtrer les microparticules était plus que rudimentaire, mais déjà efficace.

Au centre, les rayons du soleil mis en évidence au travers d’une eau

chargée en microparticules.


Mon bassin au début du printemps. Dans le coin bas à droite il y a le filtre fait maison en partie masqué par du faux lierre.

 

Ce filtre est particulièrement utile après un nettoyage du fond et/ou des parois qui met en suspension des microparticules (vases) que le filtre classique n’arrivera pas à capturer, ou au printemps lors de la relance du filtre après l’hivernage. Il peut également être utilisé de façon quasi permanente, selon le bassin et la circulation d’eau.

Mon bassin en plein saison, malgré une belle population de poissons et des plantes en paniers, l’eau est  limpide quasi

toute l’année !

 

Avant un changement d’eau, lors du nettoyage rapide avec la manette de mon filtre, un embout (type raccord rapide en laiton) me permet via le tuyau jaune, d’évacuer l’eau limoneuse vers un  récupérateur puis dans mon jardin.

Je possède un « mini bassin » de 2000 L fait maison avec des récupérateurs d’eau de 1000 L accolés et entièrement communicants. Pour la filtration j’utilise un filtre Pontec Press 10000 L/h (sous pression) idéal pour mon installation et qui peut filtrer en volume réel avec poissons : 2500 L/h. Malgré tout il restait des microparticules en suspension qui troublaient l’eau. Je ne suis pas particulièrement pour l’utilisation systématique de produits, dans la nature il n’y en a pas et pourtant certaines eaux sont d’une limpidité remarquable, tout en abritant une population de poissons importante. J’ai donc utilisé mes connaissances en aquariophilie, pour fabriquer un petit filtre supplémentaire, peaufiné avec le temps.

Début mai, les nénuphars sortent. Entouré en rouge, mon dispositif au niveau du retour d’eau au bassin. Ici, il est recouvert d’une chute d’EPDM pour éviter la prolifération d’algues, dans cet environnement en eau peu profonde et courante.

 

Le dispositif est à placer à la sortie du tuyau de retour d’eau du bassin, ainsi les plus grosses particules sont capturées par le filtre normal avant le passage dans mon système.

Le filtre maison en place sur sa grille. L’inclinaison permet de ne souiller qu’une partie de la ouate et en tournant progressivement de profiter un maximum de son pouvoir filtrant au fur et à mesure.

 


Je suis rapidement partie sur un panier, mais avec plus ou moins de réussite. Un seul avec une grosse masse filtrante ne permet pas un entretient facile, la ouate s’encrasse sur les couches supérieures, voire même se colmate et cache celle d’en dessous, trop sale pour être réutilisée mais pas assez pour être rentable. L’ensemble se souille assez rapidement.


J’ai alors essayé avec des bas, chaussettes de filtration d’eau de mer ou autre tissus microporeux, mais tous se colmatent et débordent en quelques heures. Par contre cela m’a donné l’idée de l’installation actuelle avec 2 niveaux et débordement. Soit un panier principal, avec une fine couche de ouate qui couvre le tour et le fond. Plus en « suspension » un porte filtre à café bas de gamme à 1 € lui aussi recouvert d’une fine couche de ouate. Ce cône est maintenu en place avec deux chutes de fil électrique utilisé pour les prises. Il est assez résistant pour porter le poids tout en conservant la forme en crochet que je leur ai donnée...

Le tout est juste posé sur une grille réglable en hauteur, accroché au bord du bassin et dans son enceinte. Cela a une importance, de même que le fait que le porte filtre à café soit « décollé » du reste du panier, car autrement le principal problème et inconvénient, est que l’ensemble se colmate et du coup l’eau éclabousse et peut même selon l’emplacement du système, faire des projections en dehors du bassin et le vider progressivement. Cela permet également à l’eau une fois la première filtration colmatée de déborder en douceur et de s’écouler sur la seconde.


Ici, le dispositif est au maximum de son encrassement. La ouate est totalement souillée même en profondeur. L’eau continue à s’écouler sans difficulté au dessus des zones colmatées.
 

L’emplacement du montage et le support peuvent être divers, le tout est que l’eau puisse ruisseler du panier sans contrainte, et ce quelque soit l’angle ou la position de celui-ci, sans couler hors du bassin. L’ensemble du filtre sera légèrement incliné vers l’intérieur du bassin (pour l’écoulement de l’eau si il est en bordure comme chez moi).
La hauteur n’est  importante que par rapport aux éclaboussures éventuelles. Placé à ras de l’eau voire même un peu dedans, vous n’aurez aucun bruit et peu de mouvement d’eau et d’oxygénation, a contrario, placé plus haut, vous aurez comme une petite cascade, mais en fonction de l’encrassement, vous ne contrôlerez pas l’orientation du flux d’eau tel que c’est conçu actuellement.
Pour cela il faudrait créer un coffrage, cette fois étanche avec un débordement adapté au volume passant. Le tout peut également être placé dans une fausse cascade. A prévoir qu’en cas d’encrassement total l’eau doit pouvoir retourner au bassin sans déborder par ailleurs. Il est aussi possible de créer sur le même principe de plus grands gabarits en utilisant différentes tailles de panier, mais toujours ronds.


Avec une légère inclinaison, cela permet de diriger le flux d’eau sur un quart du panier. Il suffit de le tourner de temps en temps pour exposer à l’eau et aux saletés une surface de ouate propre, jusqu'à ce que tout soit intégralement sale. L’eau trouve toujours un passage par débordement des zones colmatées.


Il est possible de changer uniquement la ouate du cône avant que le deuxième étage soit aussi souillé.

Cela permet de le faire durer bien plus longtemps !

 

Le nettoyage est enfantin, il suffit d’enlever le porte filtre à café puis de changer les ouates. La consommation de cette dernière reste modeste selon le volume passant et est totalement utilisée, il n’y a pas de ouate propre ou à moitié comblée, si tout est bien installé, elle est totalement chargée.
Le porte filtre à café, même s’il agit aussi comme filtration a une utilité en tant que tel très modeste, c’est essentiellement un support poreux. C’est la ouate qui ramasse l’essentiel. Le cône est facile à nettoyer, de temps en temps, avec une petite brosse ou juste à l’eau claire, de même que le panier.

 

Principal inconvénient : Les éclaboussures éventuelles si mal positionné, en fonction du flux et du volume d’eau passant et du colmatage de la masse filtrante. Demande un entretien fréquent car se colmate rapidement.
Avantages : Très efficace, très peu couteux, très facile à fabriquer et à entretenir.
Coût : Panier, selon le diamètre, ici 22 cm soit 1.50 €. Porte filtre à café bas de gamme = 1 €. Sac de Ouate = 13 € pour 1000 g.

Conseils : Faire des essais sur le positionnement et l’orientation du montage, en regardant de temps en temps dans les premières heures pour vérifier s’il n’y a pas d’éclaboussures intempestives.
Pour plus d’esthétisme vous pouvez le recouvrir par une fausse pierre ou des plantes tombantes, type lierre. J’ai opté pour un bouquet de faux lierre, juste posé dessus, ce qui permet de l’enlever facilement, sans casse et de vérifier la saleté et l’efficacité à travers le feuillage, tout en le masquant convenablement voire totalement selon l’angle de vue.


- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 

3.) Protégez vos plantations du fouissage des koïs

Par J.C. BAUMGARTEN

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 

Tous droits réservés : Tous les textes et photographies présentés sur ce site sont l'œuvre de nos membres sauf exception mentionné. Merci de respecter la loi sur la propriété intellectuelle.
Crédit Texte hors exception : Le comité du club

Le site est remis à jours régulièrement,
  Dernière mise à jours le :  10.10.2019

Crédit photographie hors exception et réalisation du site :

info@photo-lauremunsch.com